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07 novembre 2008

La Syrie c'est fini!

Dès notre arrivée à Damas, nous avons plus apprécié cette ville qu’Aleppo. Il faut dire que c'est plus facile de s'y promener, même si c'est plus gros et que c'est surtout plus propre. Nécessairement, ça aide à apprécier. Damas, ça a été notre base pour aller voir les ruines de Bosra, qui sont encore le site d'un village. C'est quand même étrange de voir l'utilisation des vieux blocs de voie romaine dans les murs d'une petite bicoque. Damas c'est surtout une ville qui est habitée depuis des millénaires de façon continue. Le vieux quartier et le souk sont particulièrement admirables. Ah, et c'est à Damas qu'on a fêté Pat. Du moins, on aurait bien voulu. Le problème, c'est que les musulmans ne boivent pas d'alcool, donc trouver un bar où passer la soirée, ce n'est pas facile. Nos recherches nous ont amené aux réponses suivantes: "c'est un endroit privé", "c'est complet" quand visiblement ce n'était pas le cas. On a appris plus tard qu'il aurait fallu une dame avec nous pour qu'ils nous laissent entrer. Les autres endroits qu'on a vus avaient des cover-charge de respectivement 500 et 1000 Livres Syriennes, ce qui équivaut à 15 et 30 dollars! On a donc laisse tomber. Tant pis pour ça.


Demain matin, on passe en Jordanie. C'était particulier la Syrie. La route est incroyable. Les taxis sont partout, il y en a autant que tous les autres véhicules mis ensemble. Les piétons doivent traverser d'une manière bien particulière aussi pour rester en vie. Ce qui est surtout le plus remarquable par contre c'est l'hospitalité des gens ici. Le premier mot d'anglais qu'ils apprennent, c'est "Hello", comme partout. Par contre le deuxième c'est "Welcome". On s'est faire dire Bienvenu en Syrie plusieurs fois par jour, tous les jours. Les gens sont chaleureux, sympathique et très aidants. Ça aura été un plaisir de voyager ici. Espérons que ce sera de même en Jordanie...

03 novembre 2008

Palmyra la belle

Avant de parler de Palmyra, il faut parler du voyage pour s'y rendre. Dès le départ, le chauffeur de taxi nous a amené à la mauvaise gare d'autobus. Au lieu d'avoir un bus direct de Hama à Palmyra, il nous aura fallu passer par Homs. Pas un détour, mais le minibus qui nous y emmène est plein et on doit prendre nos bagages sur nous... pendant 45 minutes. Çà c'était pas si pire encore. On a dû attendre 2 heures à Homs pour le transfert, et quand on a été dans l'autobus, c'était loin d'être fameux. Le chauffage et la climatisation étaient dans le fond tous les deux. Comme on passait dans le désert, disons seulement que le chauffage a gagné. Mais c'était beau par exemple!


Palmyra maintenant. On savait à quoi s'attendre à Palmyra. C'est hyper-touristique et le tourisme n'est plus ce qu'il était. Donc on savait qu'en débarquant, il y aurait des dizaines de jeunes garçons nous incitant à venir à un hôtel, nous tirant par le sac. Qu'elle n'a pas été notre surprise quand on a vu qu'il n'en était rien. En fait, personne ne nous attendait et en fait, ça a presque été difficile de trouver notre hôtel. On a profité de la fin de notre après-midi pour aller voir le coucher de soleil sur les ruines, et ça en valait la peine.


Ce matin, on s'est levés à 3h30 pour aller voir le lever du soleil sur les mêmes ruines, puisqu'on nous avait indiqué que le soleil se lèverait à 4h30. Les premiers rayons sont apparus à 5h45! Certains vous diront qu'il fait froid dans le désert la nuit... Faux! Il fait frette en ***!!! Néanmoins, c'était magnifique; nos plus belles photos ont été faites ce matin. Plus tard dans l'avant-midi, un sympathique groupe de français nous a accueilli à bord de leur belle autobus pour nous donner un lift vers un site au loin. C'était... drôle!


Finalement, Palmyra nous a bien charmés malgré nos appréhensions. Demain, Damas.

01 novembre 2008

Les roues à eau de Hama

Finalement, nous sommes allés à Hama. L'autre choix, c'était Homs et ça ne semblait pas très intéressant. C'était surtout l'hébergement qui aurait été un problème. De toute façon, on a été charmés dès notre arrivée à Hama. C'est une belle ville où se trouvent 17 immenses roues à eau qui servaient à mettre l'eau dans les aqueducs. Ça marche encore et ça mène un train d'enfer. Il faut dire aussi que les roues étaient déjà vieilles il y a 600 ans, alors c'est normal!


Hama, ça été notre base d'opération pour aller voir trois sites. Le premier, c'est le Krak des chevaliers. Terriblement impressionnant, surtout dans son état de conservation. Par contre, pour la Syrie, le Krak c'est comme les pyramides pour l’Égypte : on ne peut pas le manquer. Il y avait donc beaucoup de touristes et c'était pas mal moins plaisant à cause de ça. Et le vendredi, c'est l'équivalent du Dimanche chez nous avant... tout est lent ou fermé. Disons que ça n'a pas été trop dur faire le retour d'une heure du Krak, on a seulement attendu une demi-heure au gros soleil, mais ça aurait pu!


Notre deuxième journée de visite à partir de Hama nous a permis de visiter deux autres sites. Le premier de ce matin : les ruines d'Apamea. Elles sont surtout fameuses pour la route principale qui a été rénovée par les archéologues. C'est impressionnant maintenant, ca devait être incroyable autrefois.


Ensuite, nous sommes allés vers la citadelle des assassins, le Qala'at Al-Musyaf. Pas très gros, planté au milieu d'un village, il semble assez imposant. Il est très bien conservé et entretenu et nous étions seuls. Génial!


Demain, nous partons vers Palmyra, où des ruines superbes et tristement touristiques nous attendent. Nous verrons bien ce qu'il en sera.

29 octobre 2008

Nouvelles de la Syrie

Nous voilà bel et bien arrivés en Syrie. Nous avons eu quelques problèmes avec l'internet, mais on en a trouvé un qui marche, enfin. Par contre, on ne peut mettre les photos, ça suivra.

Notre traversée n'a pas été de tout repos. Le poste frontalier syrien aussi avait des problèmes avec internet. On a donc dû attendre 2h30 au gros soleil le temps que le réseau revienne et qu'on puisse passer. Enfin, on pense. Une fois traversés, on a dû prendre un autobus vers Aleppo. Personne ne parlait anglais, on n'avait pas une cenne syrienne, bref ca allait bien. On s'est tout de même rendus sans problèmes. Les gens sont très sympathiques et toujours prêts à aider. Un fait intéressant, en Syrie il semble y avoir plus de taxis que de piétons...

À Aleppo, c'était quelque chose. La première nuit, nous l'avons passé dans un trou que nous avons quitté promptement venu le matin. En plus de divers désagréments comme la toilette toute brisée, la fenêtre pas fiable donnant sur un lapin-garou, les matelas durs comme le plancher (et tout aussi propres), nous étions directement à coté du salon ou ça fumait comme des cheminées. Pat en avait mal à la gorge venu le matin. Et justement, ce même matin, en sortant de l'hôtel, le smog était tel qu'on ne voyait pas le bout de la rue. Certains locaux se promenaient même avec des masques. Nous appelons cette journée, "la journée où tout était jaune". Vous verrez sur les photos. Le lendemain, après le jour J, nous sommes allés voir les citées mortes. La, c'était génial et ca nous a réconcilié avec la Syrie. Tout de même, nous avions hâte de partir d’Aleppo.

Nous voici maintenant à Lattakia ou nous sommes arrivés hier. Aujourd'hui, on est allés voir le château de Saladin, une merveille datant principalement du temps des croisés. Les couleurs sont incroyables, l'environnement impressionnant et la forteresse elle-même parait imprenable. Même si elle n'a tenu que deux jours quand Saladin est arrivé... Faut dire que c'était tout un stratège. Mis à part ca, Lattakia est plus décontractée qu’Aleppo, une belle ville côtière où le ciel est bleu!

Demain matin on part pour une nouvelle destination, une place d'où nous irons voir le Krak des chevaliers. On va décider exactement ce soir, mais il y a tellement de bus que ce ne sera pas un problème.

À plus!